Hors Série

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Triptyques et pièces uniques : d'autres récits, d'autres époques, d'autres mythes, en marge des cinq séries.

En marge des cinq séries de Renouveau, ces clichés — triptyques ou pièces uniques — explorent d'autres récits, d'autres époques et d'autres mythologies : la maison close ne s'y limite plus au premier salon venu, l'Orient rêvé y côtoie les nuits de cabaret et les cultes populaires venus d'ailleurs.

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L'alcôve écarlateTriptyque

DateSeptembre 2023 ModèleMona

Nichée dans un fauteuil de velours pourpre, elle se love, s'étire, se love encore, dans une même intimité déclinée en trois instants. Les perles, innombrables, ruissellent sur elle comme une pluie précieuse, s'accrochant à la peau nue plus qu'elles ne l'habillent. Le brocart doré déployé à ses pieds capte les derniers feux d'une lumière chaude et tamisée, tandis que le rouge profond du décor enveloppe la scène d'une chaleur presque charnelle. Trois regards, trois postures, une seule et même sensualité assumée, celle d'une femme qui s'offre au velours autant qu'à elle-même.

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Feu follet du sous-boisTriptyque

DateMai 2021 ModèleLise

Comme un feu follet égaré dans la nuit du sous-bois, elle apparaît près d'un chandelier improvisé de bougies, sa chevelure rousse ondulant tel une flamme vivante échappée de la forêt. Le tulle léger qui l'enveloppe à peine évoque une brume nocturne accrochée à sa silhouette, tandis que la lumière dorée danse sur sa peau, la parant d'une lueur fugace et insaisissable. D'un regard furtif à un profil rêveur, puis à cette chevelure dérobant son visage aux flammes, elle semble n'être qu'une lueur égarée, prête à s'évanouir dans l'obscurité dès qu'on s'approche trop près.

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La loge de Sally BowlesTriptyque

DateMars 2024 ModèleMona

Référence à Sally Bowles, chanteuse de cabaret insouciante et libre, héroïne de Goodbye to Berlin de Christopher Isherwood (popularisée par la comédie musicale et le film Cabaret), figure emblématique des nuits berlinoises de l'entre-deux-guerres.

Bandeau de perles sur le front, cheveux courts et ondulés à la garçonne, elle incarne cette liberté nouvelle des années folles, où les femmes osent enfin rire, fumer et danser sans chaperon. Dans l'intimité feutrée de sa loge, entre deux numéros, elle rit d'abord légèrement, genou ramené contre elle dans une pose désinvolte et malicieuse. Puis elle se fait plus grave, égrenant son collier de perles entre ses doigts comme on égrène les heures d'une nuit de jazz. Enfin, elle se retourne, dos dénudé, un dernier regard par-dessus l'épaule, le tulle et les perles glissant le long de sa colonne telles les franges d'une robe de scène. Trois instants volés à la fièvre du cabaret, où Sally Bowles redevient, l'espace d'un souffle, une femme simplement seule avec elle-même.

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Les nuits d'AlhambraTriptyque

DateNovembre 2021 ModèleLady Body

Parée de chaînes et de dentelle dorées, allongée parmi les soieries chatoyantes et les coussins brodés, elle semble tout droit sortie d'un tableau orientaliste, ces rêveries d'Occident fantasmant les harems et les palais d'Orient. La lueur vacillante des bougies et des lanternes de cuivre enveloppe la scène d'une chaleur ambrée, tandis qu'elle s'abandonne, tantôt le visage offert à la lumière, tantôt renversée dans un mouvement plein de langueur, tantôt le dos tourné, laissant deviner un secret que l'on ne fait qu'effleurer. Trois instants d'une même nuit andalouse, suspendue entre rêve et réalité, où l'or des tissus semble refléter celui, légendaire, de l'Alhambra elle-même.

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L'invocation de la Santa MuerteTriptyque

DateJuin 2022 ModèleAlix

Référence à la Santa Muerte, figure de dévotion populaire mexicaine représentant la Mort personnifiée en sainte protectrice, généralement honorée par des offrandes de fleurs, de bougies et de prières, à la croisée du catholicisme populaire et des cultes préhispaniques.

Couronnée d'une auréole de rayons dorés et de roses noires, elle tient une bougie comme une prière silencieuse, le regard baissé dans un recueillement habité. Puis elle presse un crâne contre sa joue, geste d'une tendresse presque maternelle envers celle que l'on redoute tant, comme pour apprivoiser la mort elle-même à force de douceur. Enfin, elle se détourne, dos dénudé, un dernier regard par-dessus l'épaule, comme une sainte qui s'éloigne après avoir accordé son audience. Trois instants d'un même rituel, où la mort n'est plus crainte mais invoquée, presque aimée, à la manière de ce culte populaire qui en a fait une protectrice plutôt qu'une menace.

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La danse de la Santa MuerteTriptyque

DateJuin 2022 ModèleAlix

Référence à la Santa Muerte, figure de dévotion populaire mexicaine représentant la Mort personnifiée en sainte protectrice, généralement honorée par des offrandes de fleurs, de bougies et de prières, à la croisée du catholicisme populaire et des cultes préhispaniques.

Couronnée d'une auréole de rayons et de roses, elle virevolte, un long voile s'échappant de ses mains comme une traîne céleste emportée par le mouvement. Le tissu s'enroule, se déploie, dessine des arabesques autour d'elle à chaque pas, tandis qu'elle-même semble danser plus que marcher, portée par une grâce qui n'appartient qu'aux figures sacrées. Trois instants d'un même mouvement suspendu, où la sainte de la mort ne se contente plus d'être honorée : elle danse elle-même son propre culte, entre ferveur et liberté, sous le regard immuable du crâne qui veille non loin, gardien silencieux de cette procession solitaire.

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Bohème, entre ellesTriptyque

DateJuin 2025 ModèlesChloé et Alex

Dans une véranda envahie de plantes et d'objets chinés, entre meubles anciens et fleurs séchées, deux femmes se retrouvent, portées par un lien que le temps n'a pas tout à fait effacé. L'une, allongée, offre un regard tantôt distant, tantôt tourné vers l'autre, qui la surplombe, agenouillée, dans une proximité empreinte de retenue. Les gestes se répondent, les regards se croisent et se dérobent, disant sans mots ce qui n'a peut-être jamais été dit tout à fait. Trois instants d'un même après-midi bohème, où l'intimité passée affleure encore, discrète, entre deux âmes qui se connaissent trop bien pour tout à fait se quitter.

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Bohème, l'absenceTriptyque

DateJuin 2025 ModèleChloé

Seule désormais dans la véranda envahie de plantes et d'objets chinés, elle s'abandonne contre le cuir du canapé, les yeux clos, comme pour mieux retenir un souvenir qui s'éloigne déjà. Le bras levé, la tête renversée, elle semble chercher dans cette position même un peu de la présence qui manque, tandis que le drap blanc s'écoule à ses pieds comme un vestige d'un moment partagé. Trois instants d'une même rêverie nostalgique, où le silence de la pièce se fait plus lourd, habité par une absence que rien ne vient plus combler.

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Velours et pénombre

DateAvril 2022 ModèleAnna Fontaine

Étendue de tout son long, le visage tourné vers l'ombre, elle s'abandonne entièrement au velours qui l'enveloppe. La lueur des bougies, au loin, dessine à peine les contours de la pièce, laissant la pénombre recouvrir tout le reste. Un petit crâne veille, discret, parmi les flammes, rappel silencieux que la beauté et l'éphémère vont souvent de pair. Rien ne bouge, rien ne presse : ce n'est qu'un corps offert au repos, drapé de bleu profond et de rouge sombre.

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La Vénus triomphante

DateJanvier 2023 ModèleCheyenne

Alanguie contre les velours pourpres et bleus, un sourire à la fois fier et radieux aux lèvres, elle semble savourer pleinement cet instant qui est le sien. Les tatouages qui ornent son bras racontent une histoire personnelle, gravée à même la peau, tandis que le reste du corps se love, généreux et triomphant, dans cette chaleur dorée qui célèbre sa beauté telle qu'elle est, sans réserve ni excuse.

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La danse de Salomé

DateJanvier 2022 ModèleMaloute

Référence à Salomé, figure biblique dont la danse des sept voiles devant Hérode, popularisée par Oscar Wilde et Richard Strauss, est devenue l'archétype de la danseuse envoûtante et fatale.

Les bras noués au-dessus du crâne rasé, elle se cambre dans un mouvement de danse suspendu, comme saisie au sommet d'une figure envoûtante. Un harnais de chaînes dorées cliquette sur son buste à chaque geste, tandis que ses tatouages, visibles sur les cuisses, dessinent une chorégraphie parallèle sur sa peau. Le rouge profond des rideaux et l'or du drapé composent la scène d'un théâtre intime, où chaque pas semble receler une promesse et un danger, à l'image de la danseuse biblique dont elle porte ici l'écho.

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Ce que le rideau a vu

DateJuin 2018 ModèleCassandra

Nue face à la lumière du matin, elle retient le rideau d'une main, comme pour prolonger encore un instant la vue sur celui qui s'éloigne déjà. Son dos, offert à l'ombre de la pièce, garde en creux la mémoire d'une étreinte furtive, tandis que son visage, tourné vers la fenêtre, se dérobe à nous autant qu'à elle-même. Le rideau, seul témoin de cette rencontre passagère, ne dira jamais ce qu'il a vu, ni ce silence qui accompagne désormais son regard vers la rue.

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De peau et de flammesSérie

DateSeptembre 2020 ModèleMichèle

À la seule lueur des bougies, elle se love dans l'ombre et la chaleur, ses mains tatouées effleurant son visage et sa peau comme pour en redessiner les contours. Les ongles sombres, le collier discret, les motifs encrés sur ses bras racontent une histoire personnelle que la flamme vient éclairer par fragments, jamais tout à fait. Tantôt les doigts se referment devant le regard, tantôt ils remontent vers la gorge et la poitrine, dans une même gestuelle contemplative. Trois instants d'une seule et même intimité, où le feu ne se contente pas d'éclairer un corps : il en révèle la sensualité tranquille, affirmée sans jamais être criée, comme une confidence murmurée entre chien et loup.