Série V

Féminité

Douceur et puissance, mystère et lumière : la femme souveraine à travers les cultures et les âges.

La féminité, dans toute sa complexité, est à la fois douceur et puissance, mystère et lumière. Cette série photographique plus personnelle puise son inspiration dans l'esthétique sensuelle et organique de l'Art nouveau, mais aussi dans les figures emblématiques de la femme puissante à travers les cultures et les âges.

Comme les arabesques de l'Art nouveau, elles échappent aux lignes droites, épousent le vivant, et affirment leur présence d'une grâce assumée.

Cartel

Mémoire de Geisha

DateOctobre 2024 ModèleRed Yuna

La geisha, artiste accomplie de la tradition japonaise, cultive un art subtil où chaque geste, chaque silence, porte une grâce étudiée. Ici, l'éventail replié contre elle comme un bouclier délicat, le regard baissé dans une pudeur toute retenue, elle se love dans un kimono fleuri qui semble prolonger le bouquet somptueux à ses côtés. Les motifs encrés sur sa peau racontent une autre histoire, plus intime, mêlant tradition ancienne et récit personnel. Entre les fleurs profuses et le mobilier discret d'un boudoir, elle incarne cette élégance faite de réserve et de sensualité contenue, où la beauté se dévoile autant qu'elle se protège.

Cartel

Séléné, l'oeil de la nuit

DateOctobre 2024 ModèleSpark Leene

Séléné, déesse grecque de la lune, traversait le ciel nocturne sur son char pour veiller sur le sommeil des mortels, témoin discret de leurs songes et de leurs peines. Assise, le menton appuyé contre sa main, le regard perdu dans une rêverie mélancolique, elle semble elle-même happée par cette contemplation nocturne qui est la sienne depuis toujours. Derrière elle, le disque doré s'élève, plein et immuable, tandis que la robe émeraude qui s'épanche à ses pieds évoque les reflets changeants de la nuit sur les eaux. Entourée de roses et de fleurs pâles qui semblent, elles aussi, ne s'épanouir qu'à la faveur de l'obscurité, elle incarne cette veille silencieuse que la lune monte fidèlement chaque soir.

Cartel

Le salon de Lady Blue

DateOctobre 2024 ModèleLaeti Blue

Dans l'intimité feutrée d'un salon, éclairée par la seule chaleur d'une lampe et d'un halo doré, elle se tient assise, le regard baissé dans une pensée qui n'appartient qu'à elle. Le corset brocart bleu et or dessine sa silhouette avec une élégance presque théâtrale, tandis que la jupe sombre s'écoule contre le velours pâle du sofa. Autour d'elle, les fleurs et les tentures composent un cocon protecteur, comme si cette pièce n'existait que pour préserver un instant de calme, loin du monde et de son agitation.

Cartel

Aphrodite, déesse de l'Amour

DateOctobre 2024 ModèleMiaou

Aphrodite, déesse grecque de l'amour et de la passion, incarne un abandon total au plaisir des sens, loin de toute retenue. Ici, alanguie sur un drapé d'or et de satin bleu profond, la tête renversée et les yeux clos, elle semble traversée par une extase silencieuse, comme si le désir lui-même se donnait à voir dans cette pose offerte. Les tons chauds de sa peau contrastent avec le bleu nocturne du fond, tandis que roses et fleurs somptueuses veillent, témoins muets de cette célébration de l'amour sous toutes ses formes.

Cartel

Le réveil de Lady Peacock

DateMai 2024 ModèleMona

Agenouillée au creux d'une literie précieuse, elle s'étire à peine, le regard tourné vers l'épaule comme au sortir d'un long sommeil. Un bandeau de plumes de paon, vert et bleu irisé, orne encore ses cheveux, vestige d'une parure de la veille qu'elle n'a pas pris le temps de retirer. La lueur des bougies et le drapé bleu profond composent une chambre suspendue hors du temps, où l'or et l'émeraude des tissus semblent prolonger l'éclat même du plumage qui la couronne, dans ce premier instant tout empreint de langueur avant que le jour ne s'impose tout à fait.

Cartel

Le sommeil de la reine de Saba

DateSeptembre 2023 ModèleLydie

La reine de Saba, figure biblique de sagesse et de richesse, traversa les déserts pour éprouver la renommée de Salomon, portant avec elle un faste que l'on disait sans égal. Ici, abandonnée au sommeil, elle repose parée d'un collier somptueux qui à lui seul raconte tout un royaume. La lumière chaude d'une lampe l'enveloppe comme un rayon de soleil arabique tombant sur son visage, tandis que les tissus profonds, or et bleu nuit, composent une couche digne d'une souveraine. Rien ne semble pouvoir troubler ce repos, pas même le poids de sa légende.

Cartel

Ligeia tombe le voile

DateMai 2024 Modèlekitty's Paw

Ligeia, héroïne d'Edgar Allan Poe, défiait la mort par la seule puissance de sa volonté, promettant de revenir vaincre le trépas qui voulait la lui ravir. Dans le récit, c'est au moment où tombent les derniers voiles funéraires que se révèle son triomphe : sous l'apparence d'une autre, ce sont ses traits, ses cheveux, son regard qui reparaissent, preuve vivante que la mort n'a pu la retenir. Ici, le bras levé, le voile de dentelle glissant de ses épaules, elle semble suspendue dans cet instant même du dévoilement, entre disparition et renaissance, offrant enfin ce que la mort avait tenté de dissimuler.

Cartel

Les pensées de Sarasvati

DateMai 2024 ModèleMona

Sarasvati, déesse hindoue de la connaissance et de la créativité, incarne l'esprit libre et inspiré, celui qui puise sa force dans l'introspection autant que dans l'expression. Ici, repliée sur elle-même, le front appuyé contre son genou, elle semble tout entière absorbée dans une méditation intérieure, comme si la pensée elle-même prenait la forme de ce corps refermé sur son propre silence. Le collier de perles qui orne son dos trace une ligne discrète le long de sa colonne, seul éclat de lumière sur cette figure recueillie. Autour d'elle, les fleurs et le tableau ancien composent un cadre paisible, refuge propice à l'éclosion des idées.

Cartel

Sous le Kimono de la Bijin

DateJuin 2025 ModèleClémence

La bijin, « belle femme » selon la tradition picturale japonaise, incarne un idéal esthétique où la grâce se dévoile autant qu'elle se dérobe, dans le jeu subtil des étoffes et des poses de dos. Ici, le kimono glisse à peine des épaules, entrouvert sur une nuque et un dos dénudés, tandis qu'une ombrelle de papier peint déploie sa large corolle dorée comme un halo protecteur. Le regard tourné de profil, perdu dans une contemplation silencieuse, elle semble appartenir tout entière à cet instant suspendu entre pudeur et dévoilement, où la beauté se laisse deviner plus qu'elle ne s'impose.